Photo Aveyron fait peau neuve !

La v3 est en cours de préparation, et nous en avons encore pour quelques jours pour que celle-ci soit définitive.
Merci de votre compréhension sur les quelques perturbations que cela peut vous occasionner durant votre navigation.

Je tiens également à remercier Jonathan Aucomte qui est en charge de la mise en place de la  nouvelle charte graphique.
Je lui ai demandé de travailler autour du nouveau logo de Photo Aveyron que j'ai renouvelé également.

N'hésitez pas à consulter son blog et à contacter ce graphiste et web-designer hors-pair !

Jonathan Aucomte
Jonathan Aucote



Par Franck
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Interview de Nicolas Fabre



 
Nicö, de son vrai nom Nicolas Fabre, présente une expo-photo à Rodez (>> voir notre article) jusqu'au 16 février 2008 à Repro'Couleur.
C'est aussi un des photographes de Photo Aveyron et il se prête à une interview pour nous.

Photo Aveyon : Salut Nicö !

Nicö : Salut !


PA : Comment arrive-t-on à la passion de la photographie ? Quel est ton parcours pour en arriver à cette première expo ?

N : En fait j'ai toujours eu cette passion pour la photo. Quand j'étais petit, pendant les vacances, mes parents me donnaient leur appareil photo et c'était moi qui avait la charge de mettre les souvenirs en boite. J'avais transformé cela en jeu, je m'amusais à observer les étals de cartes postales et j'essayais de copier les photos, en retrouvant les cadrages, les points de vues. J'ai donc toujours plus ou moins baigné dans l'univers de l'image.
Plus tard, en IUT, j'ai découvert grâce à des cours photos les possibilités de réglages des reflex. Mon beau-frère était également passionné, il m'a beaucoup donné de conseils. Il m'a ensuite légué son matériel photo. Et me voilà parti dans les joies de l'argentique où j'ai beaucoup appris en technique fondamentale.
Et vinrent les appareils numériques...Il y a trois ans je me suis fait offrir mon premier reflex num pour un noël, j'ai fait cotiser toute la famille !

Petit à petit je me suis perfectionné, j'ai montré autour de moi ce que je faisais, j'ai pas mal échangé sur divers forum, notamment sur Baywin.net, où j'ai vu énormément de passionnés photos très talentueux, ce qui m'a poussé à toujours aller de l'avant.
L'expo est venue par la suite. Je me suis rendu compte que mes photos avaient un impact assez positifs sur les personnes à qui je les montrais, elles avaient l'air de plaire. En tout cas elles ont plu à M. Albanhac du magasin Repro'couleur à qui je faisais faire mes agrandissements numériques. Il avait quelques cimaises pour exposer ses clients dans son magasin et il m'a demandé si je voulais bien participer. J'ai accepté, cela va être une expérience enrichissante je pense.


PA : Les photographes choisissent parfois leurs sujets en fonction de l'effet visuel qu'ils espèrent rendre sur le papier, comment fonctionnes-tu ?

N : Pour l'instant j'ai tendance à prendre tout ce qui vient. Cela me permet de dégrossir mes gouts, les sujets avec lesquels je suis le plus à l'aise. Je commence à apprécier de plus en plus les photos de scènes de vie et la photo animalière.


PA : Saurais-tu expliquer ta signature pour cette expo : le noir et blanc ?

N : Je pense que c'est un héritage de ma période argentique où je ne travaillais qu'en noir et blanc. Et puis j'ai toujours apprécié le fait qu'avec le noir et blanc on puisse faire passer autant d'émotions. Il y a là un peu de magie je pense.

PA : Qu'est-ce qui détermine ton choix sur de la couleur ou du noir et blanc ?

N : C'est bien souvent l'émotion que je cherche à faire passer. J'ai fait un reportage sur les compagnons du devoir. En couleur les photos me paraissaient plates et sans vie. Quand je les ai passé en n&b elles ont tout de suite véhiculé plus d'émotion elles ont eu plus de relief.


PA : Quel reflet, une photographie, doit-elle donner selon toi ?

N : Pour moi la photo c'est capturer le moment où l'on appuie sur le déclencheur.
A ce moment, cet instant T, je capture autant le sujet, le mouvement ou la forme mais je capture aussi mon état d'esprit, mes pensées et mes émotions. Tout doit transparaître sur la photo. C'est pour cela que je ne réalise pas de post-production numérique sur mes travaux, pour moi tout se passe au moment ou l'image entre pour la première fois dans l'appareil. Si c'est raté, tant pis !


PA : Le portrait est-il un exercice de style sur lequel tu aimerais t'exprimer ?

N : Je n'ai jamais essayé. A vrai dire le portrait posé ne me tente pas trop, j'aurais plus tendance à être photographe de terrain.
Je ne dis pas que je n'essaierai pas un jour mais pour l'instant ce n'est pas trop dans mes goûts.


PA : S'il devait y avoir une photographie que tu aimerais réaliser, laquelle serait-elle ?

N : Un truc du genre "Mort d'un soldat républicain" de Capa. Une photo qui est devenue une icône, un mythe, pour quelques dizième de seconde.


PA : De quels photographes es-tu admiratif ?

N : Je ne vais pas être original mais vraiment pour moi LE photographe c'est Robert Capa. Du coup j'aime beaucoup tout ce qui sort de l'agence Magnum. Le reportage de guerre c'est vraiment mon idéal de la photo : "Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près."


PA : Ton travail photographique a-t-il apporté un autre regard sur d'autres métiers artistiques ?

N : Certainement oui, les métiers de l'image en général. Tout ce que peut véhiculer une image en fonction de la technique et de ce que veut faire apparaître son auteur.


PA : Vois-tu une relation de cause à effet dans le fait de te lancer comme scénariste BD au sein du collectif "Voyageurs" édité par l'association "Les Enfants de l'Arche" ?

N : Oui, c'est certain, car la photo m'a fait aller vers la réalisation de courts métrage. Inventer des histoires et les mettre en images. J'ai réalisé quelques courts mais pas autant que je l'aurais voulu. Cela demande beaucoup de temps et mobilise trop de personnes. Du coup je me suis retrouvé avec un tas de scénarios que j'aurais voulu réaliser en courts. Grâce au forum Baywin.net (deux fois que je le cite !) j'ai découvert que la BD permettait de faire également cela, avec beaucoup plus de facilité et quasiment sans limites !


PA : Enfin, si la photographie n'existait pas ?

N : Je remonte le temps, et je vais botter l'arrière train de Nicéphore Niépce pour qu'il l'invente.





Quelques photos de l'expo de Nicö situé 33 avenue du Maréchal Joffre à Repro' Couleur Rodez et jusqu'au 16 février 2008 :











>> Le book Photo de Nicö sur Baywin.net
>> Le site de Gabriel Michel, photographe du portrait de cet article






Interview et photo de : Franck Tourneret
Photo du portrait : Gabriel Michel
Février 2008
Par Franck - Publié dans : Photo-Reportage
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